Robe de cocktail – burda #5

Pour notre second mariage de l’année, je voulais renouveler l’expérience de créer ma tenue. La première était dans un style classique romantique, je voulais celle-ci avec une petite touche de modernité en plus. Je souhaitais puiser dans mon stock de tissus offert par ma belle-soeur dont je vous avais parlé ici et et j’en ai trouvé un magnifique que je pense être un Doupion de soie ou de la soie sauvage. On reconnaît cette matière par la présence d’irrégularités dans le fil de tissage. La qualité, l’éclat et la couleur sont juste exceptionnels. J’avais plusieurs couleurs à ma disposition et j’ai opté pour un bleu/vert dont le métrage était plus important et qui me plaisait également le plus. J’ai tout de suite imaginé une association de cette couleur avec le noir pour la touche de modernité et de « rock’n roll » ! De plus, j’avais déjà un boléro noir acheté pour le premier mariage et les chaussures également.

Pour le modèle, j’ai longtemps hésité et j’ai réalisé une petite sélection à soumettre à l’avis de mon chéri. Son choix s’est porté sur un modèle qui me plaisait mais après réflexion, compte-tenu de la rigidité du tissu j’ai préféré l’écarter. C’était un modèle du magazine Burda de Septembre 2015 avec un effet drappé en portefeuille sur le devant. Cela ne convenait pas à ce tissu plutôt raide. Alors j’ai feuilleté d’autres Burda et j’ai trouvé les modèles de Robes de Mariée de 2015 dans l’édition de Mars et notamment la robe bustier 116 qui pouvait convenir à la forme que je souhaitais obtenir.

Je suis donc partie de ce patron. Sur ce modèle, il est prévu que toutes les pièces du corps soient assemblées par une couture au niveau de la taille puis en suivant une courbe, une autre couture d’assemblage de la jupe. Je trouvais cet empilement de coutures gênant, j’ai donc supprimé la couture de taille et j’ai coupé toutes mes pans de buste en un seul morceau. J’ai diminué l’ampleur de la jupe car sur ce modèle ils utilisent un tulle souple ainsi qu’un organza souple et de mon côté j’avais un tissu rigide auquel je voulais ajouter un jupon en tulle noir rigide également pour faire un effet « cloche ». Enfin j’ai raccourci la longueur pour en faire une robe de cocktail mi-longue avec jupon en tulle apparent.

Côté technique, j’utilisais pour la première fois des baleines pour le corsage du devant. Je n’ai pas vraiment suivi les recommandations de Burda et j’ai un peu fait à ma sauce en les insérant dans mes marges de coutures des pans de la doublure du bustier de devant que j’avais préalablement fermées en laissant un espace suffisant pour les baleines. Peut-être pas très académique… mais le résultat était bon. Ensuite rien de nouveau, pose de fermeture à glissière invisible, parementure devant, fronces, ajustement, comme pour ma première robe de soirée, je me suis éclatée mais cette fois dans un temps que j’ai trouvé relativement court. Généralement, je ne fais jamais du non stop quand je couds et mon travail peut s’étaler sur plusieurs semaines mais je pense que pour cette robe j’ai du y passer en tout et pour tout 3 soirées + 1 journée, de la découpe aux finitions… c’est plutôt raisonnable non ?

Pour des raisons de confort et de praticité, j’ai un petit peu customisé le bustier après coup. Ma hantise des bustiers c’est que je le perde toute la journée/soirée et que cela me gâche un peu mon plaisir de me déambuler sur la piste de danse (on se sait jamais je pourrais éborgner quelqu’un avec ma poitrine proéminente…^^) . J’y ai donc réfléchi un moment et je suis parvenue à trouver une solution qui marche ! J’ai utilisé un soutien-gorge dont les bretelles sont amovibles. J’ai commencé par coudre des bretelles dans le même tissus que ma robe. Ensuite, j’ai cousu des tous petits crochets sur le devant du bustier et sous les emmanchures et j’ai fait la même chose sur le soutien-gorge. De plus , j’ai cousu des passants dans le dos du bustier pour y faire passer le soutien-gorge et voilà le tour était joué !! Ni vu ni connu, j’avais un bustier qui tenait et mes seins ne se feraient pas la malle de sitôt avec cette camisole ^^ ! Et dans tous les cas, si je me sentais gênée, je pouvais toujours utiliser les bretelles amovibles assorties à la robe pour mon déhanché sur le dancefloor.

Au final, cette journée était vraiment superbe, le cadre splendide et je n’ai pas eu à utiliser les bretelles car j’étais très à l’aise pour danser. Après la cérémonie à San Sebastian (ville d’origine de mon chéri), la fête a continué sur les hauteurs de Hondarribia à la frontière avec la France et c’était magnifique. Un temps idéal et des paysages de montagne/campagne comme je les aime. C’est là que j’ai immortalisé cette robe de cocktail en photos. J’espère qu’elle vous a plus !

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Patron : Robe de mariée  bustier 116 de Burda Mars 2015

Tissu : Doupion de soie bleu/vert

Niveau : Avancé

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